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Jeudi 26 juillet 2007
Depuis mes deux articles sur les échographies pelviennes, de nouveaux visiteurs sont arrivés dans les statistiques de Picabooh !, des visiteurs qui ne se connectent pas directement mais qui font des recherches sur Google et al.
 
Je vous livre ici leurs mots clés :
 
  • beaux culs (ndlr : un classique du genre, comprendre toutes les variantes de l’expression);
  • blog petite culotte sale ;
  • enlève ma culotte ;
  • elle enlève ce que je dit (sic) ;
  • vidéo examen gynécologique infirmière ;
  • voisine amatrice ;
  • envie pipi écho ;
  • envie pipi 14 juillet ;
  • je fais/ j’ai fais (sic) pipi dans ma culotte.
 
Maintenant, je dois avoir un lectorat d’étudiants en médecine et d’urologues.  
La classe internationale. 
Bon, OK, je n’y crois qu’à 0,2 %.

Je me demande quand même ce qui a pu passer par la tête de la personne qui a cherché "envie pipi 14 juillet".

Par Polgara - Publié dans : Picabooh
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Mardi 24 juillet 2007

Hier soir : dîner chez Charlotte. On se s'était pas vues depuis au mois deux mois et on avait pas mal de choses à se raconter. Ce fut le cas, et bien que nous n'ayons pas bu pendant le repas, nous avons tout de même eu des conversations d'anthologie de celle que ne résiste pas à vous rapporter ici. Nous étions en train de parler de Julian Mac Mahon et de sa vie sexuelle, proche semble-t-il de celle de son personnage Christian Troy dans NIP/TUCK. Notre échange s'est finit d'à peu près cette manière :

Charlotte :  "en même temps, il sortait avec Truc Muche."
Polgara :    "en même temps, il trompait sa femme..."
Charlotte :  "en même temps, il fait bien ce qu'il veut, non ?"
Polgara :    "en même temps, on s'en fout !"
Charlotte :  "en même temps, c'est pas faux."

Avoir une conversation digne d'un pilier de bar sans avoir bu une seule goutte d'alcool, mois je dis c'est plutôt fort. :D
J'en suis sortie avec le l'air dans la tête et du lubrifiant dans les neurones, chose non négligeable quand on considère que je travaille toute la journée à faire rentrer des concepts occultes tels la mousse de bitume et les simulateurs de séismes en centrifugeuse dans la maquette d'un document de 68 pages, avec un index, s'il vous plait.

Par Polgara - Publié dans : Picabooh
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Lundi 23 juillet 2007

Comme vous vous en doutez, je n’ai pas lâché mon exemplaire des aventures de Harry depuis hier. Ce matin, fidèle à mes habitudes, j’ai décidé de lire HP 7 dans le métro. J’étais curieuse de voir si j’allais être la seule à dévorer les aventures du jeune sorcier dans la boîte à sardines roulante, ou, si l’invasion HP avait déjà gagné les sous-sols des transports en commun. Force à été de constater que non seulement j’étais la seule à lire Harry Potter and the Deathly Hallows, mais qu’en plus les habitués de la ligne 8 ne semblent pas manger de ce pain-là. C’est la première fois que je constate une telle attitude à l’égard d’un livre. en fait non. L'an dernier, on m'a foudroyée à plusieurs reprises du regard quand je lisais People or not People à la cantine du ministère des Transports.
Retour au métro : une dame – bizarre il faut l’avouer – n’a pas arrêté de nous regarder mon livre et moi de travers, vraissemblabement une adepte de Benoit XVI, si je me fie à sa jupe plissée et à sa barrette dans les cheveux. J’ai donc pris la saine et sage décision de l’ignorer royalement et de me replonger dans les tribulations de Harry et ses potes contre Voldy. En plus, il y a de noueaux personnages assez savoureux qui sentent furieusement le vécu, i.e. la vieille tante qui se mêle et critique tout.
Alors que, généralement, je trouve le temps long dans le métro, là je ne l’ai pas vu passer, j’ai même manqué de quelques minutes pour finir un chapitre. Zut. Du coup, je vais mettre ma pause déjeuner à contribution pour avancer dans ma lecture. En plus, le temps pluvieux se prête bien à un trip thé-petits gâteaux !

 
Pour la route, la dernière phrase que j’ai lue ce matin :
 
“Rita Skeeter ? Oh, I love her, always read her !”
Par Polgara - Publié dans : Livres - Communauté : Harry Potter
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Dimanche 22 juillet 2007
Ça y est, je l’ai fait, je l’ai ouvert et j’ai commencé à lire. Et je n’ai pas été déçue. Le roman commence fort, très fort. Le style a évolué depuis Harry Potter et le Prince de sang mêlé. On est maintenant dans un livre pour adulte, sombre et cruel. Cependant, Le rassemblement de tous les amis d’Harry ressemble quand même un peu à au dernier season finale de 7 à la maison, tout est un peu trop beau. Mais cela ne dure qu’un temps, à peine quelques lignes, parce que le danger est omniprésent. Celui-qui-ne-doit-pas-être-nommé est à l’affût et Harry et ses amis doivent inventer de multiples stratagèmes pour le tromper. En même temps, je vous dis ça et je ne vous dis rien parce que c’est ce qu’il se passe dans tous les tomes de Harry Potter
Là où j’en suis, il y a déjà eu un mort, ou deux, tout dépend de quel point de vue on se place. Là encore, JK Rowling surprend. Harry, reste fidèle à lui-même, un brin de fierté et la certitude de faire courir un danger immense à ses proches, ce qui le conduit à vouloir s’éloigner et surtout à se refermer sur lui-même. Sur ce coup là, il me fait terriblement penser à FitzChevalry. S'il devient parano et vraiment tête à claque, là je dirais que la comparaison s'impose vraiment : ).
Je ne vais pas vous en dire plus, toutefois, histoire de titiller votre curiosité, voici la dernière phrase que j’ai lue avant de d'écrire cet article :
The sooner this wedding’s over, the happier I’ll be.

Voilà :D

Par Polgara - Publié dans : Livres - Communauté : Harry Potter
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Samedi 21 juillet 2007

Après mes deux derniers posts, j’avais du mal à repartir directement avec un sujet plus ou moins futile. Il y a bien eu l’arrivée du nouvel aspirateur et le miracle de l’apparition de la couleur originelle de la moquette -saumonasse -, cependant il me semblait qu’il fallait quelque chose qu’un peu moins ménager pour faire la transition. Ainsi, j’ai décidé d’attendre la sortie du dernier Harry Potter pour reprendre du service au clavier.

D’abord, je voulais vous parler de l’interview croisée des chroniqueurs des Chroniques de l’imaginaire réalisée à l’occasion de la sortie du dernier opus. À mon grand soulagement, tout le monde a eu quelque chose de différent et d’intéressant à dire. Allez la lire, ça vaut le coup.
 
Ensuite, ça y est, j’ai acheté mon exemplaire des ultimes aventures d’Harry, et je l’avoue et bats ma coulpe, je n’ai pas résisté à la tentation : j’ai regardé le dernier mot du livre pour vérifier si c’est bien « cicatrice » comme l’avait annoncé JK Rowling. Et bien non. Ce n’est pas ce mot-là. Elle nous a bien roulés dans la farine pour mieux nous surprendre !
 
Les médias avaient annoncé un raz de marée de lecteurs dans les librairies, la nécessité de réserver son ouvrage à l’avance afin d’être sûr d’avoir son exemplaire le premier jour, parce que les stocks seraient limités. Comme si j’allais les croire : Harry Potter n’est pas l’IPhone, l’éditeur n’a aucun intérêt à jouer la stratégie de la pénurie. Et j’ai toujours eu confiance dans la capacité de la FNAC les Halles de faire tout ce qu’il faut pour soutirer les sous de ses visiteurs. J’avais raison et j’ai adoré ça : en arrivant dans la partie librairie de la Fnac, je suis tombée directement sur un mur de Harry Potter 7. Plus loin, dans l’allée principale, plusieurs bacs de PLV ont été disposés. Il y a des centaines d’exemplaires à la disposition des acheteurs. Fidèle à mes habitudes, j’observe qui s’approche : des adultes, en grande majorité, qui choisissent soigneusement quel exemplaire acheter. Ils soupèsent le livre, l’ouvrent et regardent le papier, inspectent la jaquette – elle ne doit avoir aucun défaut, rayure, pliure ou trace de doigts. Certains commencent leur lecture directement devant les bacs, d’autres dans la queue vers les caisses. En y regardant de plus près, je remarque qu’environ un adulte sur cinq qui attendent à la caisse ont un exemplaire d’Harry Potter and the Deathly Hallows entre les mains. Une chose les réunit tous : cette manière possessive de tenir leur exemplaire ainsi que l’appréhension qui se lit sur leur visage, traduction de l’espoir de ne pas être déçu. Naturellement, je ne faisais pas exception à cette règle. Par contre,je n’ose pas encore ouvrir mon exemplaire à cet instant. Je préfère goûter le plaisir de l’anticipation, savoir que je vais avoir le plaisir de rentrer dans ce livre confortablement installée à la maison.
 
Bien sûr, je n’ai pas résisté à lire les dernières pages. La fin qui est proposée est surprenante, et je n’y avais pas pensé. Maintenant, je suis curieuse de savoir comment elle en arrive là, et si toutes les questions laissées en suspens dans les autres tomes vont trouver des réponses. J’ai également lu les premières pages. Surprenantes elles aussi, noires évidemment.
Une question se pose maintenant : est-ce que je le dévore d’une traite ou est-ce que je fais durer le plaisir ?
Par Polgara - Publié dans : Livres - Communauté : Harry Potter
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Mardi 17 juillet 2007

Le gore continue, malheureusement, à mes dépens. GGggggrrrr


Ce matin, conformément à ce qui m’avait été précédemment demandé, je me présente aux urgences gynéco pour montrer mon échographie douteuse au médecin de garde, celle que j’ai fait la veille avec la folle à l’aisselle liquidement expressive.
Déjà, les aides soignantes ne trouvent pas mon dossier et cherchent, cherchent, cherchent, retournent la moitié des urgences avant d’avoir l’idée d’aller voir dans les archives des semaines précédentes alors que je leur ai dit que j’étais venue il y a dix jours. Bref, passons. 
Je me dirige vers la salle d’attente et commence Lune Enragée, de Jim Butcher. Je n’y peux rien, impossible pour moi de lire des trucs ‘sérieux’ avant un examen gynéco, strictement impossible. Oh mon dieu ! Il y a une femme sur le point d’accoucher dans la salle d’attente. Elle hurle à cause de ses contractions ce qui ne semble nullement émouvoir les médecins qui passent à un mètre d’elle. Entre deux crises, elle envoie son compagnon chercher une infirmière. Celui-ci revient bredouille et lui conseille d’aller s’allonger un peu plus loin dans l’entrée. Elle se lève, prend son sac, va s’allonger et lui reste planter là dans la salle d’attente à lire un magazine. Quel naze ! Cependant, j’apprécie de ne plus entendre sa chère et tendre exprimer les douleurs de l’enfantement. 
Puis vient mon tour. Je suis appelée par un jeune médecin de type asiatique qui m’invite à le suivre dans la salle d’examen gynéco. Déjà la pièce est minuscule et sa porte immense, qui donne droit sur la table d’auscultation et d’échographie ! Bordel. Je m’assoie et j’écoute l’interne qui visiblement n’a pas jeté un coup d’œil à mon dossier avant de me parler. Donc, je reprends tout de suite les choses en main et je lui explique ma situation et pourquoi je suis là. Il me répond « ah », rien de plus. Des années de facs de médecine pour un « ah ». C’est beaucoup de travail pour un piètre résultat, il me semble. 

Pendant ces deux minutes, un externe - qui semble tout droit sorti de Grey’s Anatomy : un faux docteur Glamour de type méditerranéen - est rentré dans la salle, sans frapper, et s’est mis à commenter mon dossier. « Tiens, vous êtes suivies par le docteur Truc, elle met toujours les trucs important en rouge dans les dossiers ». Et alors ? me dis-je. Qu’est- ce que ça peut te foutre ? je me demande en suite. Bon d’accord, je suis toujours sur les nerfs à cause d’hier et ça ne va pas s’arranger. L’interne émerge de sa léthargie et décide de me faire une nouvelle échographie. 
Là, vous vous en doutez, je saute de joie, j’exulte et je fais le tour de la salle d’examen en chantant ‘It’s a wonderful world’. Sérieusement, fidèle à ma politique de ‘il-faut-tout-faire-pour-que-les-choses-désagréables-passent-le-plus-vite’, je commence à défaire mon pantalon et une personne ouvre la porte en grand juste pour saluer Faux Glamour. Je lance un regard plus noir qu’un ristretto à l’intrus qui comprend vite le message et s’éclipse. 
Au moment d’enlever ma culotte, une autre personne entre dans la salle d’examen, juste pour dire ‘bonjour’, encore. Je pète un câble et je demande « cette salle va être un hall de gare pendant toute la durée de la consultation ? ». Le faux docteur Glamour commence à vouloir argumenter tout en jouant de son charme : « oui, mais bon, vous savez, c’est un CHU ici… » Je lui coupe la parole : « Je comprend qu’il faille former les médecins. Mais vous devez comprendre que je n’ai pas envie de montrer mon cul à tout l’hôpital, non ? Bon sang, on est en pleine consultation gynécologique. Et la dignité du patient, on ne vous apprend pas ça en fac de médecine ??? » 
L’interne, visiblement timide, utilise sa réserve naturelle en guise de verni professionnel. Il me demande de m’installer sur la table d’auscultation pendant que le faux docteur Glamour prépare l’endoscope. Bordel je déteste ce truc là. Et l’interne de me dire « détendez-vous ». Pardon ? Et s’il s’imaginait, lui à moitié à poil sur une table d’auscultation avec deux inconnus qui lui reluque les entrailles avec un endoscope, il serait détendu, lui, les pieds dans les étriers ? Non, non, non et non !! Et là, je vous le donne en mille, une autre personne entre dans la salle d’auscultation alors que je suis en position gynécologique ! 
C’est une interne que j’ai déjà vue. Elle me reconnaît, me salue et s’inquiète de savoir comment ça va. Je lui dis que ça pourrait aller mieux, toujours avec l’endoscope là où je pense et, au bout de l’appareil, monsieur Timide qui le manipule.  Alors quelle attrape mes clichés et discute avec l’interne de la marche à suivre, Faux Glamour regarde entre mes cuisses !!! Faux pas se gêner tant qu’il y est, pourquoi ne pas faire une vidéo amateur et la vendre sur le net ! Je le maudis intérieurement lui et son engeance, sur vingt générations, au moins. 
A la fin de l’examen, je me rhabille aussi vite que Superman après avoir sauvé la veuve et l’orphelin, récupère mes affaires et attend le verdict dans la salle prévue à cet effet. Bizarrement les deux Dupont et Dupond n’ont pas osé m’adresser à nouveau la parole et m’ont envoyé leur collègue féminine qui m’annonce : « arrêtez votre pilule pendant un mois, cela devrait arranger les choses. »
 
Tout ça pour ça.
Bordel.
Vive le système de santé français.
Par Polgara - Publié dans : Humeur du jour
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Lundi 16 juillet 2007

Attention, cet article va être long, gore, sanglant… Eloignez les enfants, les âmes sensibles et les petites natures, je vais parler d’examen médical,  pire de… gynécologie. Les mecs, pas la peine de faire beuark, c’est un truc qui ne vous arrive pas à vous. Les filles, elles, ont des ‘obligations’ régulières tels des frottis et palpations mammaires. Mais il n’est pas question de ça dans ce post, ici on va parler d’échographie sub-pelvienne et de la radiologue carrément flippante, folle, timbrée, siphonnée, démoulée trop chaude, cauchemar sur pattes de cigogne habillée du dernier ensemble noir sans manches de chez 123. Ce détail a son importance pour la suite de l’histoire.

Donc, cet après-midi, j’ai rendez vous pour une écho, je me présente à l’heure dite, la vessie pleine, donne mes papiers aux secrétaires et attend patiemment là où on me dit de m’asseoir. En plus, j’ai le dernier Nightside de Simon R Green dans mon sac à main, donc tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Avec un quart d’heure de retard, la radiologue fait son apparition en chantant à tue-tête, grande blonde maigrelette à la chevelure frisée façon minivague des années quatre-vingt à la mode Dallas. Elle s’aperçoit que des patients sont installés dans la salle d’attente, rougit, minaude et déclare : " et dire que moi, j’étais en bas en train de raconter ma vie depuis une demi-heure". Mouais.
Quand elle m’appelle, je me lève et la suis vers la salle d’examen. Elle m’ouvre la porte et me dis : "voilà, entrez, vous enlevez le bas, enfin je suis certaine que vous avez l’habitude." Hein ? ça veut dire quoi ce genre de réflexion à la noix ? Bref, j’ai envie que tout ça se termine le plus vite possible parce que ça promet d’être franchement désagréable.  Là, je m’aperçois que la salle d’écho est plongée dans le noir et qu’elle donne sur une salle de mammographie, éclairée, elle. Re-mouais.
La grande folle fait sa réapparition et remarque que l’appareil n’est pas allumé. "Oops" me dit elle. En même temps, c’est pas elle qui se gèle le cul en culotte au milieu de la salle pongée dans le noir. Pour arranger les choses, elle se casse sans rien dire ni avoir mis en route l’échographe. Re-re-mouais. Je le sens de plus en plus mal cet examen médical.
Quand elle réapparaît, toute guillerette (elle doit tourner à la coke ou aux albums de Lorie, celle-là), elle allume enfin l’échographe et se rapprochant de moi et tendant ostensiblement la main vers ma culotte, elle me dit "bon, ben on l’enlève". Là, mes vieux réflexes de karatéka reprennent le dessus et j’esquive-dégage son bras façon lustrer-frotter dans Karaté kid, la mine joviale de Pat Morita en moins. J’hallucine, elle allait m’enlever ma culotte ! Non mais ! Je retourne dans le vestiaire, enlève  ce qui doit être enlever et vais m’installer sur la table d’auscultation. La radiologue me dit de surélever mes fesses avec mes poings pendant la durée de l’examen. Quiconque me connaît sais que tout ce qui finit sous mes fesses est soit écrasé, retrouvé déformé ou sans vie. Je me vois déjà avec une polyarthrite rhumatoïde des mains dans deux semaines. Bref, comme je veux toujours que ça se passe le plus vite possible, je m’exécute.
Et c’est là qu’elle choisit d’utiliser l’endoscope, beuark ! beuark ! beuark ! Déjà elle me fait mal en le mettant là où il faut le mettre et le tourne et le retourne encore et encore alors que j’ai la vessie pleine !! Je ne vous raconte pas les trésors d’imagination qu’il a fallu que je déploie pour convaincre mon cerveau que je n’avais pas envie de faire pipi. Pourtant, très vite, mon envie irrépressible envie d’uriner est le cadet de mes soucis. Je me rend compte qu’elle a posé son dessous de bras sur mon genou et que son aisselle est poilue et qu’elle transpire !!! Pour arranger le tout, j’entend quelqu’un entrer et bouger dans la salle de mammographie - celle sur laquelle la salle d’écho est grande ouverte - alors que je suis en train de me faire chatouiller la vessie par un corps étranger technologique. La radiologue voit que je m’agite et me dis de ne pas m’inquiéter, c’est juste son collègue manip radio. Super. 
Ce monsieur qui a du entendre notre conversation ferme la porte de sa salle et on se retrouve totalement dans le noir, l’aisselle de la radiologue transpirant toujours sur mon genou. Malgré tout, grâce aux reflets bleutés de l’écran sur le visage de la radiologue, je vois que quelque chose ne va pas, mais elle ne me dit rien même quand je lui demande ce qui ne va pas. Elle enlève l’endoscope et se casse direct, sans rien dire, sa sueur baignant encore mon genou. Aaaarrrrgggghhhhh.
Je me rhabille, récupère mes clichés et mon compte-rendu, soulage ma carte bleue de quelques euros supplémentaires et file, court presque (parce que moi, courir faut pas déconner) à la maison me laver et récurer mon genou.
Par Polgara - Publié dans : Humeur du jour
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Lundi 16 juillet 2007

sdlp2006-anaisweb.jpg En tant que sa fan n°1 officielle, c'est avec une immense joie que je vous annonce la publication de l'interview d'Anais Cros sur le site des Chroniques de l'Imaginaire. Il s'agit d'une interview Père Lachaise à laquelle quelques auteurs tels que Scott Lynch, Charlotte Bousquet, Virginia Schilli ou encore Nicolas Cluzeau se sont déjà prêtés.

Voici donc pour vous les premières lignes de cette interview, la suite étant disponible sur le site des Chroniques de l'Imaginaire.

Interview d'Anaïs Cros recueillie par Polgara.

Attention ! Interview Père Lachaise complètement délirante et bien sûr, cette interview est un pur exercice de style, Les Chroniques de l'Imaginaire ne cautionnent pas la consommation de stupéfiants en dehors des Endives Tagada©.

Pour en savoir plus sur l'origine du concept des interviews du Père Lachaise, cliquez ici.


Polgara : Bonjour Anais et merci d'avoir accepté de répondre à mes questions.

Anaïs Cros : /No problem ! :o)/

P : Donc, je te l'annonce tu es morte au terme d'une longue vie. C'est vraiment dommage mais c'est comme ça. Tu viens d'arriver dans l'antichambre de la porte vers l'au-delà. Tu attends qu'on veuille bien te signifier ce qu'il va t'arriver par la suite.

AC : /J'aimerais bien qu'ils se dépêchent d'ailleurs, parce que ça caille ici... C'est bien beau cette salle immense avec ses arches de pierre et ses flambeaux, ça fait très gothique, mais je n'y passerais pas l'éternité. Et puis ça fait tellement longtemps que je me demande ce qu'il y a après que j'ai du mal à contenir ma curiosité ! /

P : Tu te souviens comment tu es morte ?

AC : /Oui, et c'était pas très glorieux. Après avoir atteint la célébrité à quelque chose comme quarante ans, j'ai enfin eu les moyens d'essayer la cocaïne ! Manque de chance, j'ai acheté une dose coupée avec un poison quelconque et mon premier shoot a aussi été le dernier ! J'ai fait une overdose au beau milieu de ma chambre avec un Nocturne de Chopin en fond. Qui a dit que la drogue n'envoyait pas au paradis ?/

P : Et le passage de la vie au trépas t'as fait quelle impression ?

Par Polgara - Publié dans : Livres - Communauté : SFFF
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Samedi 14 juillet 2007

C'est :

- transpirer dans la ligne 1 du métro
- se rendre compte que le Virgin de la gare de Lyon ne vend presque que des poches
- transpirer dans la ligne A du RER
- trouver fermée la FNAC des Halles ! un samedi après-midi ! sacrilège !
- transpirer dans la ligne 4 du métro
- trouver Gibert Jeune fermé. Zut alors ! la poisse !
- compter sur une ancienne rivalité familiale 
- et trouver Gibert Joseph ouvert :D On peut TOUJOURS compter sur l'efficacité des embrouilles entre frères ennemis ; )
- acheter ces fameux livres d'occasion, qui sont - de toute évidence - des SP revendus (ces livres sont sortis il y a à peine trois semaines)
- rentrer à la maison
- mettre ses vêtements au sale 
- vider son déo  
- remettre des fringues propres qui ne sentent pas les transports en commun.

Bref, acheter des livres le 14 jullet, c'est transpirer, puer, galérer.

Par Polgara - Publié dans : Livres
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Vendredi 13 juillet 2007

Il y a quelques jours, j'ai interviewé une illustratrice chinoise pour le site des Chroniques de l'Imaginaire.
Comme d'habitude, j'ai minutieusement préparé cette rencontre et glané où je le pouvais toutes les informations qui pourraient m'être utiles. 

Bon, OK, en gros, j'ai harcelé de questions angoissées le chef du site au cours d'une  session MSN.

- C'est une illustratrice, et moi j'y connais que dalle ! je fais quoi là ?????? AAAaaaahhhh, je vais me planter, argh"

- Ben tu lui demandes son parcours, ses influences passées, celles actuelles et quels vont être ses projets. Des trucs dans le genre quoi.

- Ouais, bonne idée. Merci.

Sauf que c'est le genre de questions bateaux qui font qu'on a l'air d'un newbie et comme je n'y connais pas grand chose en matière de BD, je vais avoir doublement l'air d'une bleue. Super. 
Déjà que ma réputation de gaffeuse n'est plus à faire...

Donc, en bon petit soldat, je relis les deux ouvrages qui ont éjà été publiés en France et je prends des notes.

L'univers est rose... les personnages n'ont pas de bouches... le tout ressemble beaucoup à Gigi... on voit très peu
de scènes d'intérieur... les thèmes traitent surtout de choses assez personnelles...

Donc, je demande à mon neurone de se mettre en route pour m'aider à cogiter, ce qu'il fait bon gré avec l'aide du sucre et de la caféine contenus dans une canette de coca.

Après un quart d'heure de grattage intensif de l'arrière de mon crâne et de gribouillage-gommage sur un bon de papier, j'en sors trois questions à peu près dignes de figurer dans une interview :

- La mise en scène de situations personnelles dans des décors grandioses est-elle votre façon d'explorer le rapport de l'intime à l'univers ?

- La dimension très onirique de vos créations implique-t-elle pour vous que chacun construit sa propre réalité ?

- Le fait de priver vos personnages de bouche est-il un moyen de signifier que les émotions se vivent plus qu'elles
ne se verbalisent ?

De la bonne question intello à 15E le kilo, qui aurait filé des orgasmes en chaînes à l'une de mes anciennes prof  qui, notamment, crachait sur toute production culturelle qui rencontrait une once de succès ; le genre de question qui a fait dire à un auteur que j'interrogeais, que j'étais une "véritable" lectrice avec un réel sens de l'analyse. 
Les compliments, ça ne mange pas de pain, ça fait toujours du bien

A ces trois questions, j'ai ajouté le lot habituel : parcours, influences, projets, merci merci, au revoir...

Arrivée sur le lieu de l'entretien, j'ai déjà l'air d'une nouille parce que mon enregistreur numérique fait des siennes : il s'arrête tous les 38 secondes.

Cependant, je décroche le pompom quand je pose mes questions à 48000 euros-Jean-Pierre et que la jeune femme me répond simplement :

"Pour moi, la création n'a pas besoin d'être pensée. Je fais ce que je sens et je ne mets aucune intention derrière mes illustrations. Je dessine comme ça vient, point."

Au temps pour moi. Heureusement que j'avais numéroté mes dents et mes plombages. Pour info, l'inter devrait paraître fin juillet sur le site des chroniques de l'Imaginaire.

Par Polgara - Publié dans : Livres
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