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Samedi 15 juillet 2006

Je viens de soumettre "Sasha", texte écrit à trois heures du matin il y a trois ans de celà, à l'appel à texte permanent du webzine Outremonde.

Je l'ai envoyé hier et il a déjà été lu par deux membres du comité de lecture sur cinq. Je ne sais ce que je dois en penser. Est-ce que le premier lecteur a aimé et l'a recommandé au second ou est-ce que... enfin je ne sais pas. Je n'ai pas envie de me prendre la tête à ce sujet, mais je n'arrive pas à m'en empêcher.

La dernière fois que j'ai soumis un texte à un comité de lecture, je répondais à un AT thématique. Je me suis donc motivée pour écrire sur un thème qui me plaisait mais qui ne m'avait pas inspirée directement. Bref, en evoyant ma nouvelle - une version revue et corrigée par mes soins de Cendrillon - je savais que je ne serais pas retenue : je n'étais pas satisfaite du résultat.

Mon texte n'a pas été retenu, bien sûr, mais la lectrice m'a encouragée à continuer. C'est quand même un bon début.

J'espère quand même que "Sasha" trouvera sa place parmis les pages d'une publication, un jour.

Par Polgara
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Lundi 24 juillet 2006

J'avais promis de ne pas me prendre la tête avec ça, c'est vrai. Mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Tous les matins depuis le 14 juillet, je suis aller faire une tour sur Outremonde pour voir où en était la lecture de ma nouvelle Sasha.
Après la joie des premiers jours - Oui! oui! oui! mon texte a été déjà lu par deux personnes en moins de 24 heures! - j'ai été prise par une angoisse inconnue à ce jour - Et si personne du comité de lecture ne lisait ma nouvelle pendant des mois??? - Argh...
Ce matin, j'ai encore fait un tour sur le site d'Outremonde et - oh! miracle! - ma nouvelle a été lue par une troisième personne.
Cinq jurés composent le comité de lecture. Je ne dois plus attendre que deux votes... ça commence à bouillir dans ma tête et j'essaie encore une fois de ne pas me poser des questions à la con : le texte est vite lu parce qu'il est nul et que le comité veut l'évacuer ? J'ai été recommandée par une amie, est-ce que le comité me lit par pure politesse ? Bla bla bla ....
Donc, pour remedier à cela, je prévoit de me jeter littéralement dans la correction typographique du Bilan d'activités sur lequel je suis en train de bosser.

Par Polgara
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Mercredi 2 août 2006
Voilà, je viens de recevoir le verdict du comité de lecture d’Outremonde.
Mon texte a été refusé parce qu’il ne fait pas partie du genre imaginaire mais de l’espionnage.
 
Pour moi, cela appelle trois commentaires :
-         sur le fond, le comité a totalement raison, Sasha est ancrée dans un monde très réel où l’opulence matérielle ne fait que souligner l’horreur psychologique dans laquelle vit le personnage principal ;
-         le comité n’a rien compris à mon texte, Sasha n’est pas une espionne - puisqu’elle ne collecte aucune information - mais plus un agent de sécurité super entraîné et totalement drogué, donc il faut que je  retravaille pour clarifier tout ça ;
-         je n’ai aucun retour de lecture, aucune critique sur mon travail, négative ou positive. Au moins, quand Sangdrillon a été refusé, les éditeurs se sont fendus de quelques remarques qui ont été très utiles.
 
Donc, voilà, il faut juste que je trouve un thème qui m’inspire, mais là je sèche, donc si vous avez des idées, je suis preneuse !!!
Par Polgara
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Lundi 7 août 2006
J’écris ici depuis trois semaines et comme tout le monde, je suis allée voir sur les blogs des autres ce qui s’y passait. J’ai constaté que tous parlent sans exception de leurs galères pour trouver une moitié digne de nom, ce qui ne manque pas de générer moult commentaires.
Mais, moi, je n’en parle pas et j’ai une bonne raison pour ça : je ne galère pas, enfin je ne galère plus.
Il y a quelqu’un dans ma vie. Un geek 100 % pur jus, accro d’économie, et savoyard jusqu’au bouts des ongles.
On s’est rencontré l’année dernière sur notre lieu de travail. Affinités, déjeuners, visionnage de séries télé et quelques semaines plus tard, un nouveau couple était né.
Depuis, nous allons très bien. En ce qui concerne mes copines, c’est une autre chose. Je n’ai pas pu m’empêcher de leur parler de lui, souvent, tout le temps, de les gaver en fait.
Donc voilà. On est heureux, et plus tard, on aura des supers PC et un chat nommé Malthus.
 
Par Polgara
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Lundi 7 août 2006
Q
Me disais un de mes ex… Le problème, c’est que c’était faux, du moins selon mes critères. Ses fesses étaient… petites, molles et tombantes. Heureusement que je ne sortais pas avec lui pour ses fesses, parce que l’aurais quitté au bout de quelques jours. Il se faisait une très haute opinion de son arrière train, il s’imaginait qu’il faisait rêver toute la gent féminine qui se retournait fréquemment sur lui et qu’il provoquait la jalousie des autre mâles de son entourage. Il ne se rendait pas compte que ses jeans étroit le serraient trop et que c’est cette faute de goût qui provoquait tous ces regards étonnés.
Je n’ai jamais eu le cœur de lui dire que son cul était moche et qu’il aurait largement profité d’une petite séance de musculation, de vélo, de foot, de jogging, bref un peu d’exercice. J’ai inventé des trésors d’imagination pour ne pas lui répondre, changer la conversation, éviter le sujet, détourner son attention de ses fesses sur les miennes.
En fait, ce qui me dérangeait, ce n’est pas qu’il ait eu un cul plus que banal, c’était qu’il ne me demandait pas : tu trouves pas que j’ai un beau cul ? Non, ce que je pouvais penser ou vouloir ou aimer lui importait peu, le monde devait se conformer à ses idéaux, peu importe si les autres n’étaient pas d’accord. Et c’est pour ça que je l’ai quitté, et pas à cause de ses fesses molles.
Mais revenons au sujet qui nous intéresse, vous, les fesses, vous les aimez comment ?
Par Polgara
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Mardi 8 août 2006

Depuis la canicule, les habitants de l'immeuble ont pris l'habitude de vivre les fenêtres ouvertes sur la cour intérieure. Cela confère un petit côté communauté de potes qui n'est pas sans conséquences, notamment parce que personne ne se parle entre voisin. Le seul qui a droit à une certaine considération, c'est Cookie, le chien de la concierge, et encore quand les gens ne sont pas mal lunés.
L'une des corrolaires de la vie fenêtres ouvertes est que les voisins entendent tout ce qui se passent chez les uns et les autres, ce qu'il y a de plaisant, d'énervant, de choquant.
Bien que les tapages aient été nombreux, les manifestations de mécontentement ont mis quelques semaines à s'exprimer, mais depuis, on en entend régulièrement. En tête du box office des fauteurs de troubles, on retrouve toujours le voisin gamer et la voisine amatrice de bagatelle et de vocalisation simultanées. Rien de tout cela ne saurait réellement nuire à la qualité de vie de tout ce petit monde sans les arrières pensées et la curiosité de chacun.
En effet, personne ne se demande qui a hurlé "Mais tu vas la fermer ta gueule ! " ou encore qui a promis de "ballancer des cannettes de bières dans ta sale tronche" quand le petit jeune accro de la console ponctue ses parties de jeux vidéo de cris marquant la montée de son taux d'hormones.
Les voisins s'en moquent totalement. Ce qui trotte dans leur tête, sur 6 étages, et de chaque côté de la cour, c'est la question de l'identité de la femme qui s'envoie en l'air plusieurs fois par jour et qui le fait savoir à tout le monde. Comment peut-elle le faire ? Elle n'est pas fatiguée ? Et son mec, comment fait-il pour tenir le choc ? À force de crier comme un chien qu'on étrangle, elle ne s'est pas encore casser la voix ? Ces questions obsèdent tout le monde depuis quelques jours, tous se regardent différemment, les sourires génés sont plus nombreux, les questions sournoises aussi, et les justifications attives se multiplient. Dans l'ascenseur, on se regarde de travers, se jauge, s'interroge du regard, les pensées fusent dans la tête des habitants et la réalité d'un hédonisme bruyant renvoie chacun à ses propres trivialités domestiques.
Entre curiosité malsaine, jalousie et frustration, une ambiance de suspicion s'installe peu à peu dans les couloirs transformant les étages de l'immeuble en scène d'une intrigue de série B.
Mais, finalement, est-ce vraiment la peine de répondre à toutes ses questions ? N'est-ce pas plus amusant de laisser planer le doute ?

Par Polgara
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Mercredi 9 août 2006

Il y a quelque temps, j'avais demandé aux membres de la mailing liste s'ils n'avaient pas un gif animé des shadoks. En moins de 24 heures, j'en ai reçu deux (merci Lanou, merci maman). Cependant, je ne voyais pas l'intérêt d'insérer des shadoks qui pompent sans les accompagner des fameuses devises.

Donc, voici les deux avec lesquelles je me sens le plus en phase en ce moment:

*Ce n'est qu'en essayant continuellement que l'on finit par réussir... En d'autres termes... Plus ça rate et plus on a de chances que ça marche...

*Pour qu'il y ait le moins de mécontents possibles il faut toujours taper sur les mêmes.

Par Polgara
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Vendredi 11 août 2006
Hier, me préparant à prendre le train pour rentrer sur Grenoble, entre mes chaussettes et mes Services de Presse à la bourre, que je n’arrivais pas à faire rentrer dans mon énorme valise, je me suis connectée à Internet pour vérifier mes mails. Une fois n’est pas coutume, j’ai un mail de Copains d’avant m’indiquant que je viens de recevoir un message de Bridget Jones (en fait, elle porte bien sûr un autre nom, mais je préfère protéger son anonymat).
Je lis donc avec impatience ce message d’une personne semblant sortir d’un autre monde, celui de mon enfance. En fait, nous étions copines à l’école primaire. En me souvenenant d’elle, une image m’est tout de suite venue à l’esprit : elle, avec de grandes lunettes de vue dans une combinaison de ski rose et de très longues nattes blondes.
Je vois qu’elle a une adresse Hotmail, j’essaie donc de la contacter sur Messenger. Sa photo personnelle sur MSN space me montre qu’elle s’est coupé les cheveux et ne porte plus de lunettes. C’est moi qui en porte maintenant. D’ailleurs, je devrais en changer : quand on porte des montures Optic 2000, on retrouve sa paire de lunettes sur le nez d’au moins une vingtaine de passants quand on va se balader en ville. Avoir les lunettes de madame tout le monde, ça me gonfle. Mais là, je m’égare.
Je lui envoie un premier message. Elle me répond au bout de quelques minutes. Et là, nous discutons. Bridget m’apprend qu’elle est commerciale et qu’elle a une enfant âgée de huit ans. C’est un choc. On a le même âge et elle a avancé beaucoup plus vite que moi dans la vie. Un métier, une fille, le monde adulte dans toute sa splendeur. Comme les cris de la voisine parisienne renvoyaient à chacun une image déformée de sa propre réalité, l’expérience de Bridget ne fait que souligner toutes les différences qu’il y a avec la mienne : je n’ai pas d’enfant et pas de carrière installée. Mon univers n’est encore fait que de concepts fictionnels, d’imaginaire, peuplé d’envies et de rêves hautement égoïstes. Certes, être mère si jeune ne doit pas être une sinécure, mais elle me semble épanouie par son engagement envers sa fille. Ce genre de choses force l’admiration. Ce n’est pas rien. Je vais enfoncer des portes ouvertes, mais faire un enfant, c’est pour la vie, plus rien n’est pareil, les priorités sont chamboulées, le cerveau reptilien reprend ses droits, et la femelle alpha sa place, enfin, je pense.
Bridget m’apprend que sa fille va à la même école que celle que nous fréquentions, et qu’un ancien instituteur en est devenu le directeur, sévère mais juste. Deux univers se mêlent imperceptiblement et se fondent dans une forme différente. J’ai le sentiment que la boucle est bouclée, que Saturne a fini sa première révolution, qu’une ère nouvelle va commencer.
Pourtant, malgré nos différences, certains éléments nous rapprochent. Nous partageons la même passion pour la cartomancie, la même attirance pour les choses de la spiritualité. Elle me dit sentir le danger, je ne le vois pas la plupart du temps. J’ai fait une filière économie au lycée et je me retrouve à travailler dans le monde de l’écrit. Elle a suivi la filière des lettres et occupe un poste de commerciale. Les exemples ne manquent pas mais ils peuvent se résumer ainsi : l’empire de la contradiction dans toute sa splendeur. Et pour une juriste de formation, ce n’est que du plaisir !
 
Par Polgara
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Samedi 12 août 2006
Je viens à peine de rentrer chez moi que déjà, j’ai chopé la crève. Que serait le mois d’août si je ne tombais pas malade au moins une fois ? Heureusement la réintégration de mes pénates ne s’accompagne pas que de désagréments. Je profite de l’espace et du calme de mon appartement. J’avais oublié que Paris était une ville aussi bruyante.
Quand j’y pense, le calme que j’ai trouvé n’est pas tout à fait celui que je connaissais au printemps. Ma voisine, une vieille dame indigne avec une tripotée de petits-enfants, a déménagé pour laisser la place à un jeune homme. Celui-ci a rageusement déchiré l’étiquette punaisée sur la porte afin d’y coller son propre nom. Les deux punaises et les bords du papier déchiré sont encore visibles. Je ne voudrais pas en tirer de conclusion hâtive, mais ça sent le jeune gens impatient tout ça.
Je ne l’ai pas encore croisé, mais au moins, je sais que je n’entendrais plus Les feux de l’amour à travers la cloison de mon salon. Maintenant que je vous en parle, j’entends mon nouveau voisin hurler des ‘oh ! putain !’ au téléphone. On dirait que ce terme est très  en vogue auprès de la jeunesse. Il est 22h30, je sens que ça promet et que je vais regretter la mamie rock’n’roll.
La seconde raison de ce silence remarquable est la disparition – définitive je l’espère – de Canicule. J’ai donné ce nom ridicule à un bébé parce qu’il a été conçu pendant la canicule 2003.
Comme pendant toute véritable période de chaleur étouffante qui se respecte, les couples ont donné dans la bagatelle plus que d’habitude, et bruyamment, sinon ce n’est pas drôle. Si les autres occupants de l’immeuble n’ont pas manifesté leur mécontentement, c’est qu’ils étaient à peu près tous en train de faire la même chose. Oui, les Grenoblois ont le sang chaud et le cœur bien accroché. Cet été-là, je devais être à peu près la seule célibataire des environs, et je passais mes nuits en compagnie de mon angine carabinée.
Environ neuf mois plus tard, un bébé a commencé à pleurer toutes les nuits à partir de trois heures du matin, avec une régularité qui ferait pâlir de jalousie un horloger Suisse. Or, le petit braillard ne pleure plus. Soit ses parents ont déménagé – oh oui ! oh oui ! oh oui !- soit il sont simplement partis en vacances et leur rejeton, que je n’ai toujours pas réussi à identifier dans l’ascenseur- reviendra pourrir mes nuits d’ici quelques semaines.
En fait, ce gamin est un mystère. Je l’ai entendu pleurer toutes les nuits, ses sanglots provenaient clairement de la chambre juste au-dessus de la mienne, d’autres personnes, dont ma mère et mon chéri, l’ont entendu.
Pourtant, un jour, je suis allée voir ma voisine au septième étage, celle qui a l’appartement juste au-dessus du mien. Ça faisait plusieurs fois qu’elle se foutait ostensiblement sur la gueule avec son homme et la dispute avait été particulièrement violente cette fois-là. Je suis montée pour voir si elle allait bien et si elle avait besoin d’aide pour elle et le bébé. Elle m’a toisée avec dédain et m’a assuré qu’il n’y avait aucun bébé chez elle ni aucun enfant en bas-âge. Je lui ai dit que ça m’étonnait beaucoup parce qu’enfant pleurait toutes les nuits au-dessus de ma chambre et que je n’étais pas la seule à l’avoir entendu. Elle m’a répondu que tout allait bien, qu’il n’y avait pas de bébé chez elle et qu’elle ne se disputerait plus avec son compagnon. Les disputes ont bien cessé du jour au lendemain, mais le bébé a continué de pleurer.
Canicule, mystérieux empêcheur de dormir tranquille, est une réalité sonore qui ne s’est toujours pas matérialisée en chair et en os. Mon appartement serait-il hanté ?
Par Polgara
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Dimanche 13 août 2006
Le dimanche matin c’est sacré. On peut prendre son temps. J’aime me réveiller tranquillement, mettre un album de Jack Johnson (merci Sig ^-^) sur la chaîne stéréo, me préparer un thé japonais, et juste profiter de la journée. Bien sûr, depuis un an, il y a l’incontournable visite du dimanche chez ma mère. Pour ça, elle adore mon chéri. Depuis qu’on est ensemble je vais dîner tous les dimanches soir chez elle. Mais il n’y a pas que ça. Il y a aussi la sieste de quinze à dix-sept heures, cet instant sacré. Le dimanche après-midi n’est jamais vraiment réussi sans une bonne sieste. C’est toujours le même rituel. Je regarde la télé après mon déjeuner et, entre le début de la Saga du dimanche et celui des Experts, je m’endore. Fort heureusement pour moi, mon radar interne me réveille juste avant le début d’une de mes séries préférées : Vegas. C’est bien sympa d’être à la maison. Il y a mon canapé, mon énorme canapé Ikéa, celui sur lequel j’ai passé tant de nuits à regarder des DVD et à m’endormir une fois sur deux avant la fin du film. Ce canapé plait à beaucoup de monde. Il y a même des âmes charitables qui m’ont proposé de le recueillir si jamais je n’en voulais plus ou si je devais déménager sans pouvoir l’emmener avec moi. Je les remercie de leur gentillesse, mais pour le moment, ce cher canapé reste chez moi.
En fait, ce canapé a déjà une histoire fort intéressante. Il a accueilli beaucoup de personnes : ma famille, mon chéri qui en est rapidement devenu fan ; un chat vampire qui a frôlé la transformation en civet après y avoir planté ses griffes ; des enfants péruviens accros aux danettes qui trouvaient délirants de pouvoir dormir dessus dans n’importe quel sens, des amis qui s’y sont serrés à huit. Mais, il a aussi était une des causes de rupture avec un de mes ex parce qu’il ne le respectait pas, qu’il s’y assaillait n’importe comment, qu’il déformait les coussins, qu’il n’enlevait pas ses chaussures avant de mettre ses pieds dessus. Ça me rendait dingue. Mon canapé, c'est sacré.
Oui, je suis vraiment contente d’avoir pu passer ce dimanche chez moi, en grande partie sur mon canapé, pourtant, je ressens comme un manque. Ce n’est pas un manque matériel, parce qu’honnêtement, j’ai tout ce qu’il faut. C’est mon chéri qui me manque. Il est resté à Paris. Je lui ai demandé de se plier en 23,66 pour rentrer dans ma valise, mais il a pas voulu. Je me demande vraiment pourquoi : ). C’est vrai, c’est bizarre de n’avoir personne qui me pique la couverture quand je dors. Attention, ce n’est pas un appel à candidatures, c’est juste que j’aimerais qu’il soit près de moi.
Par Polgara
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